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CAUSERIE ÉDUCATIVE (THÉ-DÉBAT)thème : « entrepreneuriat communautaire et inégalités économiques ».

 

Le samedi 16 mars 2024, Voix de Femmes a organisé une causerie éducative (Thé-Débat) sur le thème : « entrepreneuriat communautaire et inégalités économiques ». Cette activité, destinée aux jeunes femmes étudiantes ou travaillant dans le secteur informel, avait pour objectif de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations, en particulier des femmes et des enfants. Pour célébrer la 167e Journée internationale des femmes (8 mars), plus d’une trentaine de jeunes femmes se sont réunies pour des échanges et des débats de 10 heures à 13 heures.

Après les mots de bienvenue de la communicatrice et le discours d’ouverture du Directeur Exécutif de Voix de Femmes, les participantes ont joué un jeu de rôle où chacune devait présenter sa voisine directe après 5 minutes d’échanges.

À la suite de cette présentation, Mme Ouangraoua, facilitatrice de la journée, a entamé sa brillante présentation dans une atmosphère détendue et légère. Elle a mis l’accent sur trois points essentiels :

  1. Le programme d’entrepreneuriat communautaire lancé par le gouvernement de la transition en 2023.
  2. Les inégalités hommes-femmes.
  3. Les violences économiques.

Des échanges nourris ont suivi la présentation, parmi lesquels nous pouvons noter :

  • Questions :
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    • Quelle est la cible de l’actionnariat populaire, étant donné la contribution financière d’au moins 15 000F demandée, sachant que la plupart des femmes sont pauvres ? Y a-t-il réellement des avantages ? Réponse apportée : Les contributions financières des uns et des autres dans l’actionnariat populaire permettent de créer des emplois directs et indirects. Ainsi, celles qui ne peuvent pas contribuer financièrement peuvent quand même être embauchées.
    • L’État prend-il en compte l’impact que les projets d’entrepreneuriat communautaire auront sur l’environnement ? Réponse apportée : Oui. Des projets de cette envergure ne peuvent pas être mis en œuvre sans des études préalables.
  • Apports :
    • Ne pas omettre l’influence des femmes elles-mêmes sur les violences économiques qu’elles subissent. Par exemple, bien que la majorité des populations soient féminines, lorsque des femmes se présentent aux élections, elles ne remportent même pas un tiers des voix.
    • Il est également important de souligner une certaine hypocrisie intellectuelle qui prévaut dans nos sociétés. On dit en public ce qu’on ne fait pas en privé. Il y a un réel manque de solidarité féminine contre lequel nous devons lutter.
    • Rien ne prouve de toute façon qu’une femme élue pensera au bien-être des autres femmes ou des groupes qui l’ont soutenue.
    • Les femmes ont souvent une mauvaise compréhension de l’émancipation. Elles pensent qu’il s’agit d’être égales à leurs maris ou de dominer les autres. Il est nécessaire de revenir à la véritable signification de l’émancipation, où l’on peut être soumise et émancipée. Les structures étatiques et les organisations doivent travailler à inculquer les bonnes valeurs dès l’enfance.
    • La triste réalité est que certaines femmes ont réellement une mauvaise compréhension des droits des femmes. Cela est peut-être dû à la façon dont le message a été transmis. Déjà physiquement, l’homme et la femme ne sont pas égaux. L’égalité se réfère plutôt à l’accès équitable et égal aux droits. Par exemple, les filles et les garçons ont les mêmes droits à l’éducation, à la santé, à la vie, etc.
    • Il y a des préjugés selon lesquels une femme qui a atteint un certain niveau d’études n’est plus « mariable » et est considérée comme impolie.
      La vérité est qu’il existe un esprit de manipulation qui pousse les hommes à vouloir dominer les femmes pour les maintenir sous leur pouvoir. Cela devient plus difficile lorsque les femmes sont instruites.
  • Le travail pour changer les mentalités sera long et laborieux. Il est nécessaire d’opter pour une éducation dès le plus jeune âge et de répartir équitablement les tâches entre les filles et les garçons. Il ne faut pas stéréotyper les tâches ménagères.
  • Jusqu’à présent, les femmes ont souvent du mal à accéder à la propriété foncière. Une participante a raconté comment elle a été confrontée à un refus de vente lorsqu’elle voulait acheter un terrain pour ses activités agricoles, simplement parce qu’elle est une femme.
  • Une autre participante a partagé son histoire tragique. Elle a été poussée par son père à se marier jeune, alors qu’elle ne savait même pas cuisiner correctement ni s’occuper d’un foyer. Bien qu’elle soit tombée sur un homme bon, elle est devenue veuve à un si jeune âge.
  • Les participantes ont été encouragées à établir des réseaux, à ne pas avoir peur d’occuper des postes de leadership et stratégiques afin de pouvoir prendre des décisions qui auront un impact positif sur la vie des femmes.

La rencontre s’est terminée vers 13 heures par une photo de groupe et un déjeuner.

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